Citizens For Europe are civil society actors supporting themselves to create a participatory and democratic Europe

Fondation Hippocrène

Fondation Hippocrène

12, rue Mallet-Stevens
75016 - Paris

France
Téléphone : +33 (0)1 45 20 95 94
Fax : +33 (0)1 45 20 95 49

http://www.fondation-hippocrene.fr

Forme juridique

[en]French Foundation[fr]Fondation française reconnue d’utilité publique

Historique

  • La Fondation Hippocrène est une fondation d’utilité publique dont la mission principale est de contribuer à renforcer la cohésion entre jeunes européens.
  • La philosophie de la fondation s’inscrit dans la marche vers l’Union européenne ouverte depuis les années 1950. Ce sont les rencontres entre les hommes et les institutions à l’occasion de projets concrets qui sont le plus souvent à l’origine de la création ou du progrès. « Nous unissons des hommes », aimait à répéter Jean Monnet.
  • Partant de cette idée, la Fondation Hippocrène s’est donnée pour mission de soutenir des projets concrets et novateurs qui touchent l’Europe et la jeunesse et d’autre part de favoriser les rencontres et les mises en réseau.

Objectifs du collectif/organisation

  • Contribuer à renforcer la cohésion entre jeunes européens en soutenant toutes espèces de projets concernant les jeunes européens ou conçus par eux avec l’ambition d’ « entretenir la flamme » en transmettant l’esprit des « pères fondateurs ».

Philosophie

La philosophie de la fondation s’inscrit dans la marche vers l’Union européenne ouverte depuis les années 1950. « Nous unissons des hommes », aimait à répéter Jean Monnet. Il est clair que ce sont les rencontres entre les hommes et les institutions qui sont, le plus souvent, à l’origine de la création ou du progrès. En 1952, Jean Monnet partit pour présider la Haute Autorité de la CECA à Luxembourg. Ce fut le début d’une aventure : la CECA fut l’embryon de ce qui allait devenir l’Union Européenne. Il est impressionnant de constater à quel point les idées qui ont présidé à la création de la CECA sont restées d’actualité. Tout homme de bonne foi reconnaît qu’il y avait là un principe profondément novateur dans les relations internationales et que cette innovation était porteuse d’efficacité. C’est sans doute à elle que l’Europe doit d’avoir connu un demi-siècle de paix en dépit de toutes les turbulences qui se sont produites à proximité, parfois à ses frontières. Si l’on se réfère à son passé, il est clair que dans certaines conditions de tension (par exemple dans les rapports avec les pays communistes ou dans l’agitation dans les Balkans) il aurait suffi d’une étincelle pour déclencher un conflit. L’existence de la Communauté Européenne a fait qu’à aucun moment pareille idée n’a germé dans l’esprit d’aucun dirigeant européen. Le cadre institutionnel était inévitablement limité et des champs importants étaient laissés en dehors de cette première construction : l’espace culturel, les rapports entre les jeunes européens, la situation de catégories défavorisées ou la préservation du patrimoine commun. C’est ce qui a conduit les créateurs de la Fondation Hippocrène à mettre en commun leurs possibilités pour faciliter, dans la mesure de moyens évidemment limités, toutes espèces de projets concernant les jeunes européens ou conçus par eux avec l’ambition d’ « entretenir la flamme » en transmettant l’esprit des « pères fondateurs ».

Activités principales

  • La Fondation Hippocrène apporte son soutien financier à des projets intéressant les jeunes et s’inscrivant dans le cadre de la construction européenne. Depuis sa création, elle a soutenu de nombreux projets.
  • Dans le domaine étudiant, l’élection d’un conseil des étudiants européens par internet à laquelle ont participé plus de 80 000 étudiants des différents pays membres de l’Union.
  • Dans le domaine des jeunes responsables professionnels, le soutien au Groupe des Belles Feuilles qui réunit depuis plus de dix années quelques 150 jeunes dirigeants de tous les horizons professionnels et particulièrement intéressés et actifs dans le domaine européen.
  • Dans le domaine de l’action et la citoyenneté européenne, l’Association Jean Monnet, l’action féminine européenne et le Parlement Européen des Jeunes-France.
  • Dans le domaine des rencontres entre jeunes européens, l’Université d’été organisée par le Centre de Conférences Internationales de Cluny.
  • Dans le domaine social, la lutte contre la toxicomanie, l’aide à des mouvements d’accompagnement et d’insertion sociale de jeunes handicapés et à un orphelinat.
  • Dans le domaine musical, l’Orchestre Colonne, la fondation Mozart, le soutien à des concerts d’orgue pour les jeunes organisés par Yanka Hékimova.
  • Dans le domaine théâtral, l’aide à la compagnie L’Image Aiguë.
  • Dans le domaine sportif, le projet d’Euromarathon et une course nautique « Race of the classics ».
  • A l’occasion de l’an 2000, la fondation a créé un prix destiné à récompenser des initiatives européennes doté de 150 000 euros. Les projets retenus ont été un projet à dominante humanitaire, « Aéroguide Europe » destiné à aider les handicapés dans les aéroports ; un projet centré sur la sauvegarde du patrimoine, « Club Marpen » ; et un projet sportif, « Le Trophée Desman ».

méthode de travail

La Fondation Hippocrène, créée en 1992 par Jean et Mona Guyot, est une fondation privée et familiale présidée depuis 2006 par Michèle Guyot-Roze, la fille des fondateurs qui tient à préserver la philosophie et le fonctionnement simple et efficace mis en place par ses parents. La présidence et la vice-présidence et la trésorerie sont assurées de manière bénévole par des membres de la famille.

Vision de l’Europe

  • ce sont les rencontres entre les hommes et les institutions qui sont, le plus souvent, à l’origine de la création ou du progrès.

Financement

Le Fondateur

Jean GUYOT

Président Fondateur de la Fondation Hippocrène, Jean Guyot est mort le 9 septembre (2006 ?) à Paris, à l’âge de 85 ans. Sa carrière, ses actions, ont été marquées par un engagement européen profond et indéfectible. Au lendemain de la deuxième guerre mondiale pendant laquelle il fait partie de la résistance, il devient inspecteur des Finances et entre au cabinet de Robert Schumann en 1946 puis au Trésor où, en tant que sous-directeur, il assume les tâches de trésorerie de l’Etat et du financement des investissements. Il participe à la Commission des Investissements, créée sur une idée de François Bloch-Lainé. Il contribue également à allouer les fonds de contre-partie de l’aide Marshall en France, qui sont tout indiqués selon lui pour financer les investissements dans le cadre du Plan. Dans ses fonctions, Jean Guyot travaille fréquemment avec le Plan, dirigé par Jean Monnet et des liens de respect et de confiance s’établissent entre les deux hommes.

A la création de la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA), Jean Monnet lui demande d’en devenir le premier responsable financier. Jean Guyot accepte et contribue à crédibiliser la première institution de l’histoire de l’Europe auprès des milieux financiers européens et américains en permettant à la Haute Autorité de la CECA de lancer des emprunts en son nom qui, à l’époque, ne signifiait que peu de chose, en particulier auprès des investisseurs américains. Ces opérations sont réalisées avec l’aide d’un petit nombre de financiers dont André Meyer, associé de Lazard, David Rockefeller, qui dirige la Chase Manhattan Bank, et Siegmund Warburg.

André Meyer souhaite alors recruter chez Lazard un inspecteur des Finances et demande son avis à Jean Monnet, qui lui conseille Jean Guyot. En 1955, à 34 ans, ce dernier entre chez Lazard comme associé-gérant à Paris, maison dont les activités sont alors supervisées par André Meyer et Pierre David-Weill. Il restera associé de Lazard jusqu’à son introduction en bourse en 2005, qui voit la sortie des « familles fondatrices » de la banque. Dans ses fonctions d’associé-gérant, il poursuit également son action européenne. La CECA accroît ainsi sa présence sur les marchés financiers internationaux et Lazard reste proche de l’institution européenne, dont la direction financière est assumée par Paul Delouvrier, successeur de Jean Guyot. Plus généralement, ce dernier œuvre en permanence pour la construction d’une Europe financière.

Sa carrière de financier n’occulte pas son rôle de grand commis de l’Etat. Proche de Jacques Rueff, il prend ainsi part au plan éponyme qui créée le nouveau franc au retour au pouvoir du général de Gaulle. Cette initiative a également un objectif européen ainsi que l’indique le communiqué de presse du Ministère de l’Economie et des Finances : « Le nouveau franc est ainsi comparable aux monnaies étrangères les plus solides. Il marque le redressement français. Il facilitera les transactions avec nos partenaires du Marché commun. »

En tant que banquier d’affaires, il n’hésite pas à prendre part à des initiatives européennes hardies. C’est par exemple, en 1965, la première émission d’emprunts parallèles pour le compte de l’ENEL, qui avait alors des besoins de financement significatifs et était conseillée par la banque d’affaires Mediobanca avec laquelle Jean Guyot a continué à travailler pendant de nombreuses années. Leprincipe est de lancer un emprunt multi-tranches dans les différents pays du marché commun. Les banquiers choisis, qui incluent Lazard pour la tranche française, sont chargés de lancer simultanément leur tranche d’emprunt sur leur propre marché dans les mêmes conditions financières. Ce type d’initiatives vise à stimuler le marché européen des capitaux. En arrière-pensée était déjà la création d’une monnaie commune entre les différents pays.

Il s’engage également dans la modernisation de l’économie française et prend part à plusieurs opérations marquantes comme la première OPA en France à la fin des années 1960. BSN, une jeune entreprise prometteuse dirigée par Antoine Riboud et qui allait devenir Danone, a tenté de prendre le contrôle de Saint-Gobain, une entreprise multi-séculaire défendue par l’establishment de l’époque. Il contribue aussi à renforcer les grandes entreprises françaises. Il joue ainsi un rôle de premier plan dans la fusion entre Peugeot et Citroën. De manière générale, il intervient dans de multiples opérations dans les secteurs privés et publics jusqu’à la fin de sa vie, en France et hors de France, jouant un rôle important dans les privatisations des années 1980 en France ou conseillant le comité d’investissement des Nations Unies jusqu’au début des années 2000.

Jean Guyot a été l’un des acteurs principaux de la création et du développement d’Eurafrance entre 1972 et 2001 aux côtés des familles David-Weill, Bernheim et Meyer. Il a participé aux restructurations qui ont abouti à la création d’Eurazeo.

Son engagement pour l’Europe dépasse le cadre de la finance et s’élargit à tous les domaines, institutionnels, humanitaires et artistiques. Il ne s’interdit pas non plus d’aider des institutions et des projets concrets sur les thèmes qui lui tiennent à cœur. Il soutient par exemple la création de l’Association des amis de Jean Monnet, le Groupe des Belles Feuilles –qui réunit de jeunes européens-, CARE France ou encore l’hôpital américain dont il était gouverneur. En 1992, il décide avec sa femme Mona de créer la fondation Hippocrène, afin d’inscrire dans la durée ses aides personnelles. Cette fondation a pour objet de contribuer à la cohésion entre jeunes européens et soutient en particulier de jeunes artistes européens. Elle lui a permis de poursuivre ses multiples engagements attachés à l’essor de l’Europe jusqu’à la fin de sa vie et continuera à faire vivre les projets qui répondent à cet idéal.

Points forts

  • Une fondation indépendante et familiale capable d’agir avec souplesse
  • Une conception de l’Europe et une philosophie fondées sur l’importance de la rencontre
  • Une attention toute particulière à l’art et aux jeunes européens
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